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TABLEAUX

 

Dans le cadre de ce projet de résidence au sein du groupe Lamotte, Cédric Martigny a poussé sa démarche plastique en s’intégrant au sein de chaque prise de vue, tel un personnage récurrent évoquant les films de Harold Lloyd, Jacques Tati. Dans deux films emblématiques, Mon Oncle et Playtime, Jacques Tati développe une théorie urbanistique qui pointe les dysfonctionnements produits dans un cadre de vie aux fonctions clairement identifiées (travail, loisir, habitat, transport). L’intérêt que le photographe porte à l’oeuvre de Tati et l’inspiration qu’il lui donne réside dans son utilisation du corps comme vecteur de communication. Son intrusion agit à la fois comme un grain de sable dans un rouage bien huilé, et comme un révélateur des aspect négatifs ou positifs des environnements sociaux et architecturaux qu’il traverse.

Le travail de Cédric Martigny utilise la tradition de la peinture occidentale pour intriguer le spectateur et le faire « entrer » dans sa photographie.
Il s’inspire des multiples mises en abîme présentes dans l’histoire de l’art comme la plus célèbre celle des Ménines de Vélasquez.
« Mes photographies fonctionneront comme des mises en abîme, des machines visuelles rendant lisible ce qui se joue dans la fabrication d’une image tout en mobilisant la mémoire visuelle du spectateur ».
Des oeuvres entre deux mondes : peinture et photographie.
Il souhaite introduire dans les images de nombreuses références à l’histoire de l’art, tel que cela se pratiquait dans les Tableaux Vivants du 19ème siècle.
Interrogeant à la fois le statut documentaire de l’image, le dispositif de résidence d’artiste et la relation féconde entre photographie et peinture.
Chaque image se présente comme un tableau photographique, à la fois documentaire et fictif.

 

Loic Bodin

 

Résidence artistique au sein du groupe Lamotte portée par “Les Ailes de Caius”.

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